mardi 2 juin 2026

MIP320200

 

PAblO, 2026, Argentine
Peinture sur carton
, 310cm x 220cm

PAblO ici encore nous offre, par cette proposition ingénieuse, une dialectique liminale entre saturation aérosolée et fragmentation néo-orthogonale. Alors que le néophyte simplement argumenterait que l'artiste déconstruit une métrique domestique à travers un vocabulaire post-matérialiste d’une remarquable opacité sémiotique, nous ne saurions souscrire à une telle lecture réductrice: MIP320200, par son blanc spectral, presque infra-visible, agit comme un voile ontologique recouvrant une cartographie anxiogène du quotidien tardocapitaliste. Oscillation entre archive industrielle, mémoire résiduelle et protocole bureaucratique dissous, PAblO nous prend de court avec MIP320200 (la série comporte 58 exercices géométriques). Œuvre exigeante, volontairement réfractaire au sens, qui convoque autant le suprématisme périphérique que l’esthétique sublimée d'un chantier laissé à un abandon tant régénérateur que mortifère. Ainsi avance l'Art.

 

mardi 30 avril 2024

Time is persistence

Freddy Callahan, 2024, Belgique
Sable, matériaux divers
, 460cm x 710cm

"Time is persistence" est certes une installation éphémère que les profanes accueilleront avec circonspection. Mais qui connaît les fondements de la mécanique quantique se laissera emporter par la force de cette œuvre unique. D'un assemblage monochromatique appelant les théories du chaos, Freddy Callahan nous propulse, tel un grain de sable, dans une matrice post-temporelle, où le temps semble s'ankyloser. D'une trompeuse simplicité, cette pièce massive exposée au parc du Cinquantenaire de Bruxelles nous met face à nos dogmes et croyances. Le temps qui passe se mue t'il en amas d'instants prédéterminés? Quand l'agrégat se fait combat, quand l'éphémère et l'intangible prennent forme, c'est la déambulation du spectateur qui est prise en otage, ouvrant avec lui (et pour lui) de nouveaux champs de réflexion.





lundi 29 janvier 2024

Réflexion dominicale

Mirsad, 2023, Belgique
Tirage photographique
, 185cm x 120cm

Mirsad endosse sa tunique d'artiste photographe primo-réaliste pour nous transporter sur papier couché dans un univers délicieusement décadent, où l'objectif se mue en fenêtre sur une authenticité irréfragable, érigeant en précepte oisiveté et son corollaire consumériste. Les éléments constituants de cette œuvre forte évoquent tant un certain art de vivre qu'une décomposition: Décomposition (ou assimilation) des matériaux fluides, mais aussi du cadre, des perspectives et hiérarchie des plans de la photographie elle-même. Une fois immergé dans le paradoxe latent de l’œuvre, libre au spectateur de contester les prémisses du raisonnement de l'artiste. Transposition sociale du temps éphémère, hors-champ provocateur... "Réflexion dominicale" nous trouble par son audace et la lecture asymétrique de la société restituée avec insolence.


lundi 2 janvier 2023

Huit Quatre Quatre

Michel-Alain Henry, 2017, France
Metal et aluminim
, 16cm x 23cm

Avec Huit Quatre Quatre, pièce majeure où l'estampage métallique se pare de couleurs vives, Michel-Alain Henry matérialise savamment la poésie arithmétique. L'apparente simplicité des additions se mue en soustractions plurielles, énonçant, pour qui saura dénouer le fil de la brutalité géométrique, les bases d'un théorème aux accents intimistes. Un rouge écarlate enlaçant des variations de gris, pour rompre les antagonismes chromatiques, nous rapproche d'un idéal maintes fois théorisé, mais rarement mis en volume de façon aussi juste. Quand la résilience se fait vertu, quand la probité se fait prétexte, alors peut-on  embrasser le registre de la transgression, guidés par cette œuvre quasi monolithique. Absences coordonnées, ordonnance verticale et neutralité numérique, Huit Quatre Quatre ose se jouer des parités naïves pour matérialiser une cathédrale des nonchalances primales, et enfin estomper les frontières de la morale. 


lundi 3 octobre 2022

Otuđenost 21/25

Lor.A, 2022, Croatie
Fusain et pierre noire
, 112cm x 76cm

Otuđenost 21/25 se définit comme une pièce d'agitation: Un hors du temps où le rapport au monde se mue en résistance aux sens, et où le trait affirmé, semblable à une tangente pourvue de conscience, propulse l'observateur dans un hors-champ mystique. Alors que nos certitudes sont mises en balance, telle une féérie zodiacale, Otuđenost 21/25 provoque et questionne, redéfinit les frontières entre libre-arbitre et prédestination, s'affranchit du décorum et des garde-fous, pour assener une diatribe acide à l'encontre d'une civilisation qui s'engourdit. Par une œuvre aux accents prophétiques, Lor.A, tel un dard acéré mû d'une énergie salvatrice, assène un coup aux évidences. Déconstruction de nos certitudes, avilissement de l'âme collective...Quand la quête obsessionnelle de la sagesse se découvre en une œuvre graphique à la puissance sourde, c'est tout l’écosystème de la discipline qui s'en trouve bouleversé.


lundi 26 juillet 2021

Génocide 024

Teebo, 2021, France
Photographie, 160cm x 120cm

S'érigeant en porte-drapeau militant de l'Arte Revolucionaria, Teebo transcende les phobies hygiénistes et bouscule la bienséance d'une société toute acquise à une banalisation prophétique de la lutte des classes. Génocide 024 structure un espace d'oppositions, entremêlant couleurs primaires et agonies diptères dans un ballet enivrant où lignes de fuite se mêlent aux lignes de vie(s): Se jouer des diktats pour nous asséner une anamnèse révolutionnaire venant hanter notre présent et déconstruire les projections d'un futur bourgeois, telle est la brutalité du message. Assemblage d'insectes figés dans leur solennité comme projet sociétal supposé, dédramatisation du passage vers l'au-delà en contrepoint d'un projet léniniste aux accents hiératiques...Teebo nous harangue, poing levé, et nous interpelle sur  l'instrumentalisation nécessaire du genre humain. Véritable manifeste où idéologies et formes géométriques vont de pair, Génocide 024 intrigue et chahute jusqu'au point de rupture, quand le chaos enfin se mue en un apaisement inamissible.





mercredi 21 août 2019

L'appétit du bonheur


Igmar de Bé, 2019, France
Métal et alliages, 165cm x 70cm

Reléguant Duchamp et un apathique mouvement "ready-made" dans les obscurs tréfonds d'un art désuet, "L'appétit du bonheur" tout d'abord éblouit par sa masse et son volume, pour ensuite légitimement nous interroger: si de la matière naît une révolte fugitive, ces quatre dards, pointés vers le ciel mais fermement amarrés, ne sont t'il pas simplement l'expression mélancolique d'un fatalisme cyclique et redondant? Alchimie des textures, fusion des matériaux et glorification d'une contestation post-industrielle, Igmar de Bé lance ici un cri hybride, à la fois fort et sourd, à destination d'une société casanière, enfermée dans son inaptitude à assimiler les antinomies, leur intimant de transcender les paradoxes nuisant à la compréhension de son art. Ce qu'il réussit au travers de cette œuvre avec brio.

mercredi 14 août 2019

Unity in Strengh

Mark Sensry, 2011, USA
Photographie, 60cm x 80cm

Doté d'un rare talent pourtant dénigré sous nos latitudes (très "euro-conformistes"), Mark Sensry révolutionne l'art photographique, et remet à plat les fondements du cadre et de la composition. Enfin affranchi de l'obsolète règle des tiers, Unity in Strengh semble dérouler une narration d'abord froide et immaculée, qui invariablement se mue en une invitation sucrée au voyage, à la baguenaude et à la sexualité. Quid d'un tel antagonisme pour formaliser des similarités fantasmées, jouer de l'anatomie, pour en faire in fine un factum sur une sensualité primale que l'on veut escamoter? Tourbillon des sens, conflit de la morale et échappatoire salvateur, Mark Sensry ici nous offre une œuvre majeure dont la charge érotique ne saura laisser de marbre quiconque se laissera emporter...



lundi 12 août 2019

Divisions par temps clair, variation

Maximee, 2016, Belgique
Peinture sur toile, 160cm x 100cm

Maximee, artiste belge plurimédias engagé, se joue des contraintes et palettes que la toile lui impose. L'iniquité d'une géométrie jamais remise en question par les dogmes et convention, est pour lui matière à l'épanouissement brut, quasi animal. Quand la disparité se fait norme, Maximee apprivoise les clair-obscurs, fait siennes les luttes de divisions de l'espace. A coup de traces nerveuses, méticuleusement agencées en teintes voyantes, il fait naître une œuvre solaire, qui parvient même, de par sa puissance, à caresser l'âme du béotien ou le cœur du profane. Quel plus bel exemple que "Divisions par temps clair, variation" pour nous compter cette eurythmie bichromique? Par son amour de la décomposition spatiale et du jeu chromatique, Maximee ici nous enseigne, avec humilité, que la pondération dans l'art jamais ne fait foi.





mardi 3 mai 2016

Rot-Gelbanza

Max Shenmann, 2016, Allemagne
Plastique, métal, 40cm x 40cm

Shenmann signe en 2016 un retour attendu, et nous offre à voir une pièce chargée de sens, où le dépouillement de la sphère comprime les ostracismes, joue sur les peurs primales, la claustrophobie et l'isolement pour confronter nos propres angoisses. Tandis que Shenmann affirme que "face au cloisonnement, l'Homme opposera toujours la quête individuelle d'élévation", il nous suffit de contempler la transposition de ce message universel dans une œuvre surprenante, ode à la diversité et à l'audace, pour saisir l'invitation à s'affranchir de ces carcans impalpables et enfin céder à nos pulsions d'évasion. D'un contenant où la transparence n'offre qu'une illusion de libre arbitre, le jaillissement de couleurs vives, inattendues, comme autant de marqueurs d'émancipation ne peuvent que lui donner raison.

mercredi 27 avril 2016

Huit carreaux

Piotr Fernal, 2011, Luxembourg
Céramique, 300cm x 150cm

Fernal nous subjugue, Fernal nous transporte, nous propulse hors des canons érigeant les palettes chromatiques vibrantes en norme sine qua non de l'"art" du 21e siècle. Comment ne pas être séduit par la pureté de cette superposition séraphique aux proportions sublimant le nombre d'or, et d'une gradation de teintes parfaite? Une répétition des géométries, deux nuances complémentaires de gris au service d'un acte d'affirmation fort... telle est la conviction de Fernal : le dépouillement, la division et la compartimentation complètent et subliment l'aspect monolithique, et les textures froides de la céramique magnifient l'ancrage dans la réalité d'une œuvre aux vues célestes. En effet, aucun carreau n'est superflu, et la complémentarité née de la disposition de l'assemblage amène lentement le spectateur aux frontière de l'ataraxie. Sérénité, rigidité assumée mais transgressée au service d'une recherche d'unité comme message d'espérance, Huit carreaux démontre avec brio qu'il est possible de s'affranchir du carcan de la couleur pour signer une œuvre résolument contemporaine.





mardi 7 avril 2015

Hopes on Earth

Adrijana Selna, 2015, Croatie
Photographie, 400cm x 300cm

Adrijana Selna signe le renouveau de l'art contemporain croate, et par cette oeuvre aux dimensions surprenantes au regard de sa production précédente, injecte au sein d'un univers identifiable et familier une métonymie subtile. De l'image, nous ne prenons de prime abord que l'information parcellaire que l'artiste a bien voulu soumettre, omettant inconsciemment l'évidence cryptée, enfouie dans une symétrie chahutée. Pourtant, Selna nous donne la clé d'une perception éclairée de l'oeuvre en affirmant : "Alors que le refus du conformisme semble échouer dans une périlleuse et vaine émancipation, le salut viendra de la flexibilité". Brillant. Contrastes assumés, transgressions audacieuses et jeux d'incertitudes, Hopes on Earth mobilise autour d'une réflexion forte, juxtaposition de sens dans un monde interlope, pour un voyage sans retour vers la reconnaissance des évidences.



jeudi 3 avril 2014

fluxus:Fatalität


Max Shenmann, 2014, Allemagne
Bois, corde, matériaux divers, 30cm x 30cm

Au sommet de son art, Shenmann offre ici au regard une installation en forme d'hommage détourné au mouvement Fluxus. Aphorisme savant, la dualité de sous-ensembles de fluxus:Fatalität parvient à doucement lever les réticences nées de son minimalisme. Matériaux bruts, organiques, habilement liés, qui nous transportent au contact d'une nature de plus en plus cloisonnée... Toute la pertinence du propos de Max Shenmann, ses réflexions, comme autant de cordages enserrant non seulement quelques brindilles, mais aussi nos sentiments, incite à la résistance, au retour aux valeurs primaires, terrestres. Approche métonymique ou distanciation face aux éléments qui nous entourent, nous précèdent et nous survivent, élans volontaristes et diversifiés vers une nature acquise, mais à redécouvrir...toute la puissance de cette oeuvre tient en un mot : réconciliation.


mercredi 4 décembre 2013

Paranormée

Pierre Scendal, 2012, France
Séries de peintures sur toile, 240cm x 240cm / 180cm x 180cm

Que retenir de "Paranormée", si ce n'est une expansion canalisée ? Oscillant entre césure et réunion(s), cette oeuvre de deux pièces de dimensions dissemblables appelle pourtant une géométrie raffinée et pensée, en forme d'axiome (ne peut-on y voir une coïncidence entre le nombre de symboles répétés à l'identique -trois croix et quatre cercles- et les dimensions de l'oeuvre -180 étant les trois quart de 240- ?). Sans vouloir tenter d'exégèse, car nul n'aurait cette prétention avec un artiste tel que Pierre Scendal, on peut facilement ressentir, aidé de ce trait parcourant ce faux diptyque, toute l'énergie émanant de l'oeuvre. Tiraillement entre symbolismes et mises en abimes, réconciliation brutale des géométries..."Paranormée" offre, pour qui saura s'y immerger, une infinité de réponses. Pierre Scendal déclara : "C'est par la force du questionnement que l'on s'affranchit de l'aléatoire contraction du hasard". On ne peut que lui donner raison.

mardi 21 mai 2013

Dispersion (700/4500)

Chrizstof Letoof, 2013, France
Bois, 250cmx180

"Dispersion (700/4500)" est une oeuvre bidirectionnelle, où relief et textures s'entremêlent, où vagues et ondulations confrontent la géométrie du bois brut. Au delà du mouvement figé, tel un instantané, la structure vit au rythme de ses pleins et déliés. Letoof ne voit nullement ici un refus de la géométrie et du carcan cartésien, mais une "ode à l'aléatoire structuré, fruit d'une recherche combinatoire". Libre de faire sien le chemin tracé par l'artiste, de laisser déambuler le regard jusqu'à s'arrêter, tant sur une surface en retrait, tant sur une aspérité pour enfin saisir la musicalité visuelle de toute l'installation. Anoblissement des matériaux au travers d'une transcription visuelle audacieuse du rythme universel, harmonie des assemblages et digressions chromatiques arrangées, Letoof signe avec "Dispersion (700/4500)" une oeuvre aboutie, en accord avec son temps.



mercredi 27 février 2013

Four faces

Jörgen Ólaffson, 2013, Danemark
Peinture sur verre, 180cmx180

"Four faces", oeuvre brute et poignante, résume à elle seul le renouveau de l'art scandinave. Auto proclamé "post-pointilliste", Jörgen Ólaffson use de ses pigments pour nous assener une défabrication méthodique et froide du portrait académique. Division, géométrie et répétition de l'espace, intrusions polychromatiques où le festif vacille et s'érode en teintes froides, donnent à offrir une vision équivoque de l'oeuvre. Alternant subtilement sombres redondances en forme d'antiennes visuelles et affirmations formelles d'un bonheur figé, "Four faces" nous régale finalement d'un optimisme quasi-péremptoire en forme de sourire(s). Faire un tout de fragments, recomposer le parcellaire et le diviser de nouveau en quatre parties égales en intensité sans perdre le fil du propos, telle est la force d'Ólaffson, qui nous offre une fois encore un travail majeur.



jeudi 21 février 2013

3 fois 42

Eric Sapassure, 2012, France
Aluminium et plastique, 40cmx50

Se définissant comme plasticien-mathématicien, Eric Sapassure affirme dans cette oeuvre de sa série "chiffromancie" (débutée en 2006) que l'art a vocation de théorème. Réflexion binaire sur un système décimal figé, rencontre du rationnel et de fugitives impressions, Eric Sapassure impressionne, usant jusqu'à la corde les algorithmes mis à sa disposition pour produire in fine une oeuvre majeure, axiome d'un art mathématique souvent méconnu. Subtil placement des chiffres, suites numériques ordonnées... tout aboutit à une démonstration parfaite, où le zéro final n'a plus valeur de résultat, mais ouvre bien un nouveau cycle de réflexion. 3 fois 42, au résultat d'apparence si évident, offre pourtant une équation intellectuelle à plusieurs inconnues où le spectateur saura amener la variable nécessaire à la bonne compréhension de l'oeuvre, pour faire sien le résultat obtenu.



lundi 10 décembre 2012

H Prime

Harald Hennesson, 2012, Norvège
Peinture sur toile, 180cmx200

Libéré des préceptes du minimalisme, Harald Hennesson redéfinit dans H Prime les frontières de l'art contextuel cher à Jan Swidzinski, en y imprimant une lecture résolument novatrice (NDLA: qui ne manquera pas de faire clabauder certains puristes, cela va de soi). Miroir des ambitions, captation solennelle d'une quête vers une perfection accessible, cette oeuvre se veut, selon l'artiste, teintée d'un "optimisme impartial" ouvrant un champ des possibles que seule "l'imagination du public saura révéler et glorifier" 
D'un univers bichromique, Hennesson fait jaillir une palette, non pas de couleurs, mais d'interrogations : de vaticinations en vagabondages de l'esprit, l'appropriation de l'oeuvre ne saura se faire qu'au rythme de sa découverte. Car ici, contrairement à d'autres oeuvres dont la lecture est plus accommodante, plus abordable, seule une volonté de communier avec les intentions de l'artiste permettra de faire jaillir la clairvoyance et l'implication nécessaire à la parfaite compréhension de H Prime.
Fluidité des lignes, géométrie contrôlée et inaboutissement assumé, H Prime se vit comme un parcours. Parcours initiatique, parcours intellectuel... mais parcours individuel, pour lequel Harald Hennesson sera votre guide.


jeudi 2 août 2012

Fragments

Kloé de Mézo, 2012, France
Peinture sur toile, 75cmx75

Révélation de ce milieu d'année 2012, Kloé de Mézo assume l'apparente simplicité bi-chromatique de son "Fragments", préférant valoriser la puissance de son symbolisme tiré de l'art pariétal. Alors que l'on peut se questionner sur l'interprétation et ses limites, cette poésie mise en peinture apporte un éclairage nouveau sur le rapport séculaire, conflictuel, que l'homme a toujours entretenu avec ses divinités. L'opposition qui fait naître la rencontre métamorphose, pour peu que l'on s'en donne la peine, une dualité en nécessaire réciprocité... D'une hésitation affirmée entre pesanteur et aérien, entre céleste et terrien, et alors que tout semble diviser, Kloé de Mézo, d'une simple touche de pinceau balaie les idolâtries et, à sa manière, ordonne le chaos.


mercredi 11 juillet 2012

Art is art is art is 3.30 maintenant sur Facebook


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